OSICAT

Une étude clinique et un projet de télémedecine du CHU de Toulouse visant à évaluer l'apport médical et économique d'un programme de télésuivi à domicile des patients souffrant d'insuffisance cardiaque.

En cas d'urgence
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Pourquoi renforcer la prise en charge ?

Les raisons

La conjonction de l'augmentation permanente de l'insuffisance cardiaque du fait du vieillissement de la population et de la diminution de la capacité d'hospitalisation de notre système de soins impose le développement de la prise en charge ambulatoire de ces patients.

L'insuffisance cardiaque est responsable de 100 000 hospitalisations par an en France soit plus de 5 % des hospitalisations totales ; elle constitue la première cause d'hospitalisation des sujets de plus de 65 ans.

La durée d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque est le plus souvent longue, la durée moyenne de séjour étant d'une dizaine de jours en France avec 2 à 3 hospitalisations par an suggérant que l'impact économique de cette affection est donc surtout lié aux ré hospitalisations itératives.

Le taux de ré hospitalisation est particulièrement élevé après une première hospitalisation pour décompensation cardiaque, en moyenne de 40 % à 1 an.

Le traitement peut encore être optimisé.

Le coût de cette affection en s'appuyant sur les sources de données disponibles, serait d'environ 1605 millions d'euros tendant à augmenter avec la fréquence de la maladie.

La nouvelle prise en charge

Une prise en charge globale, pluridisciplinaire, coordonnée, incluant une éducation thérapeutique des patients insuffisants cardiaques a largement démontré ces dernières années son efficacité pour diminuer la fréquence des ré hospitalisations et est actuellement recommandée par les sociétés savantes.

Bien que les modalités de prise en charge varient d'une étude à l'autre, une prise en charge basée sur une surveillance à domicile est plus efficace, notamment pour les sujets âgés, peu mobiles.

La transmission journalière du poids et des symptômes permet une détection des premiers signes de détérioration clinique, conduisant à une intervention, quand cela est nécessaire, du médecin généraliste du patient avec l'appui du cardiologue.

A terme, le développement de cette nouvelle forme de prise en charge d'une maladie chronique associant prise en charge globale, éducation thérapeutique, recueil journalier de données physiologiques et suivi téléphonique par infirmières spécialisées, appelé ici « programme de télésuivi », pourrait réduire l'hétérogénéité d'accès aux soins sur le territoire et améliorer le suivi des patients insuffisants cardiaques.

Cette démarche impose la validation des outils par une approche méthodologique rigoureuse sous la forme d'un essai clinique et la structuration d'une nouvelle offre de soins.