OSICAT

Une étude clinique et un projet de télémedecine du CHU de Toulouse visant à évaluer l'apport médical et économique d'un programme de télésuivi à domicile des patients souffrant d'insuffisance cardiaque.

Médecin de proximité, quel est mon rôle dans l'étude ?

Rôle dans le bras « contrôle »

Le suivi engage au respect des règles de bonne pratique. Il n'y a aucun changement pour le professionnel de santé.

Rôle dans le bras « télésuivi »

Le médecin généraliste du patient est dès le départ impliqué dans la prise en charge ambulatoire. En effet, les données recueillies grâce au pèse-personne et au boitier permettent de rédiger des rapports de l'évolution des symptômes de son patient. Ces rapports lui sont transmis tous les 2 mois. Ces rapports sont également envoyés au cardiologue référent.

De plus lors d'alerte validée le médecin référent a accès à un rapport d'évolution du poids et des symptômes, lui permettant ainsi de prendre les mesures qu'il juge pertinentes. Ce rapport sont également envoyés au cardiologue référent.

Enfin, l'acceptabilité sociale par les professionnels de santé, de ce type de prise en charge, est étudiée par le biais d'entretiens. La grille d'entretien avec les professionnels est centrée sur les modalités d'insertion du dispositif de télésuivi dans la prise en charge médicale et plus largement de soins, et sur les coordinations requises au sein et entre organisations. Une déclinaison plus spécifique de la grille est adaptée à chaque profession. Il est prévu 30 entretiens avec des médecins traitants, 40 entretiens avec des cardiologues (d'une part dans les établissements hospitaliers impliqués dans l'étude, et d'autre part assurant le suivi des patients hors périodes d'hospitalisation), 30 entretiens avec des médecins urgentistes (car même s'ils ne sont pas parties prenantes dans l'étude pour la constitution de l'échantillon, ils sont souvent le point d'entrée des patients en mode « ordinaire ». Il importe dès lors de cerner les conditions qui pourront faciliter leur enrôlement dans le dispositif à terme). Ces entretiens semi directifs d'une durée d'une heure sont effectués : dans les premiers mois de mise en place du dispositif (une fois passées les toutes premières semaines de prise en main), un an après le démarrage, et en fin d'expérimentation à 18 mois. Tant les entretiens que les observations sont effectués avec le consentement des personnes concernées. Les informations rassemblées sont anonymisées, sachant que ces informations sont centrées sur les pratiques, les changements associés, et les enjeux sociaux et professionnels.